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Rendez-vous en mars 2018 en librairie...?!

 

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Quelle question ?! Évidemment 🙂

Oh yes !!!!!

Bravo !👏🍾

Super nouvelle pour vous... rendez-vous donc en 2018 en librairie... J'en ai eu une également ce jour avec un premier prix au concours de nouvelles d'Hondschoote... Quelle belle journée au final.

rendez-vous pris!

De nouveau à bondues alors ?

Géniaaaaal ! Trop hâte de découvrir ce nouveau bijou !

au plaisir... de vous lire!

Impatiente 😲

c'est une bonne nouvelle ça !

super ça !!!!

Bravo !

bravo

je viens de finir « au nom de quoi » cela va être long mars! Tu viendras au salon de Bondues ?

On veut des indices !!!

Quelle bonne nouvelle 😀

Génial !!!!!

Félicitations

Coool for The team

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Vous avez dit feel-good ?

 

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Pouce en l’air 👍🏻 Euhhh non orteil 😂

J'adore !!!

Excellent !

Vais finir par devenir accro à cette série américaine! Ah ouais française...!? Y a des gros moyens, j aurais pas cru ...

Je suis mort de rire ! j'imagine bien l'éditeur 😉

Mouahhh cette histoire de fétichiste du pied c'est une mine d'or. A creuser. Peut être avec avec en toile de fond un scandale politico-sexuel pour pimenter l'ensemble 🤔 🤣🤣

Ah, zut, Amélie, tu m'as piqué toutes mes idées...

J'ADORE !!!! 😂❤️

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Et voilà, aujourd'hui, c'est le dernier #Moietmesparents 🙂
Après avoir fouillé les souvenirs d'enfance d'autres que moi, je finis avec un des miens...

#Moietmesparents n°17

Je ne me balade jamais sans un tournevis. Ou du moins, il y en a toujours un au fond de mon sac. Deux, même, si on veut être précis. Forcément deux : un plat et un cruciforme, pour être parée à toute éventualité.
Quand j’étais enfant, mon père m’a montré sa collection de plaques. Des plaques de métal de toutes formes et de toutes tailles, qu’il s’était amusé à dévisser dans la rue, dans un train, dans un restaurant. « Ne pas se pencher au dehors », « Installation sous tension », « Interdiction d’entrer sous peine de poursuites ».
Vous savez comment sont les filles avec leur père, hein. Moi, ça m’a fait rêver. Je l’imaginais déjà, la nuit, vêtu d’une cape de super-héros et de son tournevis, prêt à dérober toutes les plaques qui oseraient croiser son chemin. Mon père, un Arsène Lupin du futile, un Robin des bois sans intentions autres que celle de braver l’interdit !
Mon père, ce héros, quoi.
Alors, forcément, un jour, je l’ai imité. Quand je suis rentrée en présentant fièrement mon premier larcin, ma mère a poussé un profond soupir, déjà désabusée par l’impossibilité de me réprimander. « Voilà, bravo, qu’est-ce que tu veux qu’on lui dise, elle n’a rien trouvé de plus intelligent que de reproduire les bêtises de son père ! »
L’arrangement était implicite. Fais ce que tu veux, dévisse tout ce que tu peux, mais surtout, évite de te faire prendre. J’en ai démonté, des panneaux, il y en a des dizaines un peu partout dans ma maison, accrochés aux mur. Dans les langues de tous les pays que j’ai visités. Mes enfants ont appris à lire leurs premières lettres dans les toilettes, sur une gigantesque banderole rouge « Danger de mort ».
Un jour, ma belle-mère, qui avait dû prêter attention à mes goûts originaux en matière de décoration, m’a offert un panneau « Propriété privée ». Je l’ai remerciée, ravie, avant de lui demander où elle l’avait trouvé. « Sur une brocante, je l’ai chiné ! » Comme je suis l’incarnation même de la politesse, je n’ai rien répondu. Ou peut-être que si, en fait. Peut-être bien que je me suis écriée, d’un air scandalisé, qu’une plaque, ça ne s’achetait pas, ça se volait.
Parce que là était tout l’intérêt de la chose, non ?
Dans l’envie de braver l’interdit.
Dans l’envie de braver l’interdit et de partager quelque chose avec mon père.

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Le pourquoi du projet #Moietmesparents est expliqué juste ici : goo.gl/z2CSuG
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... Voir plusVoir moins

Et voilà, aujourdhui, cest le dernier #Moietmesparents :)
Après avoir fouillé les souvenirs denfance dautres que moi, je finis avec un des miens...

#Moietmesparents n°17

Je ne me balade jamais sans un tournevis. Ou du moins, il y en a toujours un au fond de mon sac. Deux, même, si on veut être précis. Forcément deux : un plat et un cruciforme, pour être parée à toute éventualité.
Quand j’étais enfant, mon père m’a montré sa collection de plaques. Des plaques de métal de toutes formes et de toutes tailles, qu’il s’était amusé à dévisser dans la rue, dans un train, dans un restaurant. « Ne pas se pencher au dehors », « Installation sous tension », « Interdiction d’entrer sous peine de poursuites ».
Vous savez comment sont les filles avec leur père, hein. Moi, ça m’a fait rêver. Je l’imaginais déjà, la nuit, vêtu d’une cape de super-héros et de son tournevis, prêt à dérober toutes les plaques qui oseraient croiser son chemin. Mon père, un Arsène Lupin du futile, un Robin des bois sans intentions autres que celle de braver l’interdit ! 
Mon père, ce héros, quoi.
Alors, forcément, un jour, je l’ai imité. Quand je suis rentrée en présentant fièrement mon premier larcin, ma mère a poussé un profond soupir, déjà désabusée par l’impossibilité de me réprimander. « Voilà, bravo, qu’est-ce que tu veux qu’on lui dise, elle n’a rien trouvé de plus intelligent que de reproduire les bêtises de son père ! »
L’arrangement était implicite. Fais ce que tu veux, dévisse tout ce que tu peux, mais surtout, évite de te faire prendre. J’en ai démonté, des panneaux, il y en a des dizaines un peu partout dans ma maison, accrochés aux mur. Dans les langues de tous les pays que j’ai visités. Mes enfants ont appris à lire leurs premières lettres dans les toilettes, sur une gigantesque banderole rouge « Danger de mort ».
Un jour, ma belle-mère, qui avait dû prêter attention à mes goûts originaux en matière de décoration, m’a offert un panneau « Propriété privée ». Je l’ai remerciée, ravie, avant de lui demander où elle l’avait trouvé. « Sur une brocante, je l’ai chiné ! » Comme je suis l’incarnation même de la politesse, je n’ai rien répondu. Ou peut-être que si, en fait. Peut-être bien que je me suis écriée, d’un air scandalisé, qu’une plaque, ça ne s’achetait pas, ça se volait.
Parce que là était tout l’intérêt de la chose, non ?
Dans l’envie de braver l’interdit.
Dans l’envie de braver l’interdit et de partager quelque chose avec mon père.

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Le pourquoi du projet #Moietmesparents est expliqué juste ici : goo.gl/z2CSuG
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Pourquoi le dernier Amélie ?

Bon je n’ai plus qu’à rassembler le puzzle car la lecture sur Facebook demande de la connexion ! 😅😉 mais je vais y arriver !

Se construire une image d'auteur.

 

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Trop top, chapeau !

C'est énorme !

Tordante ! 🤗

J'adore !

Oh c'est pas possible ! Encore une de tes géniales vidéos ! J'adore !!!

J'adore😂😂

Bientôt sur les planches? 😁😘

T'es trop forte ! J'adore 😂👏

"C'était pas pour du vrai" : faut pas nous prendre pour des enfants du Bon Dieu non plus…

T'es déjantée mais j'adore. Je te verrais bien comme la Amy winehouse de l'écriture 😂😂

C'est excellent j'adore

La c est le top bravo !

Heureuse chute! 😂 je te voyais mal en auteure maudite !!!

Je confirme, elle ne boit pas 🤣

"J'allais pas le boire pour du vrai" j'adore ! Mais suivant le whisky c'est peut-être dommage ^^

T as de l avenir dans le one man show, Lili. 😅

Excellent!

J'adore trop forte 😂🤣

Vu tout ce que tu as bu au clos Vougeot, ça ne m'étonne pas que tu aies sombré dans le whisky. J'ai donc ri dès le début de la mise en scène, puis jusqu'au bout ! C'est excellent !

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#Moietmesparents n°16

Elle a 14 ans et passe ses vacances d’été dans un petit village du sud de la France. 14 ans, c’est l’âge des veillées dès que la nuit commence à tomber en faisant disparaître les couleurs pourpres du ciel. C’est l’âge des premières soirées sans adultes, celles où on bombe le torse pour montrer son indépendance, celles où on affiche un petit air sûr de soi parce qu’on n’est plus un enfant, celles où intérieurement, on n’en mène pourtant pas large et où on crève de trouille de ne pas être à la hauteur, de ne pas être assez cool, pas assez tout.
C’est l’âge des premières amours, des regards qui se croisent pour aussitôt s’éviter, l‘âge des joues qui rosissent malgré soi, des rires un peu niais et des papillons qui s’en donnent à cœur joie au creux du ventre.

Ce garçon-là, elle l’a remarqué depuis le premier soir. Ses yeux azur, ses cheveux blonds comme les blés. Son bomber noir. Sa passion pour Madness. Son air nonchalant, évidemment. Son irrésistible allure de bad boy. Ses 15 centimètres et son année de plus qu’elle.
Qu’est-ce qu’elle ne ferait pas pour qu’il pose enfin ses yeux sur elle... Pour qu’il s’approche, qu’il lui sourit, pour qu’il se penche vers elle, pour qu’il...
— Zouzou ! Tu n’oublies pas, hein : extinction des feux à 23h30, pas une minute de plus !

Elle sursaute, écarquille les yeux, croit rêver – ou plutôt cauchemarder. Son père se tient à quelques mètres du groupe d’adolescents et la contemple d’un air malicieux. Elle déglutit avec difficulté, sent le rouge tomate qui lui monte aux joues à la vitesse de l’éclair, la honte qui la submerge. Zouzou ? Comment son père ose-t-il l’appeler par ce surnom ridicule devant tous les autres, et surtout, devant ce garçon qui la fait fondre et qui à présent la dévisage d’un sourire moqueur ?

Quelques heures après, elle rentre chez elle. Désespérée et furieuse. Atterrée et pleine de rancœur.

Trente plus tard, elle est à son tour devenue maman. Et quand son fils de 14 ans part en voyage scolaire, elle n’hésite pas une seconde à lui faire de grands coucous émus et exubérants devant le bus, alors qu’il est occupé à discuter avec ses amis. Il n’en faudrait pas beaucoup pour qu’elle aille jusqu’à aller le serrer dans ses bras et lui ébouriffer une dernière fois les cheveux avant son départ.
Bien sûr, il enrage. Il voudrait disparaître sous terre et faire comme s’il ne connaissait pas sa mère.
Mais elle s’en fiche. Elle le regarde exactement comme son père la regardait à l’époque. Avec un mélange de nostalgie, de mélancolie, et de fierté.
Car n’est-ce pas toujours le regard qu’a un parent lorsqu’il se rend compte que le temps a filé trop vite, bien trop vite, et que son gamin a grandi sans prévenir ?
Quand il prend conscience qu’il lui faut savourer les dernières miettes d’enfance avant qu’il ne soit trop tard...

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#Moietmesparents n°16

Elle a 14 ans et passe ses vacances d’été dans un petit village du sud de la France. 14 ans, c’est l’âge des veillées dès que la nuit commence à tomber en faisant disparaître les couleurs pourpres du ciel. C’est l’âge des premières soirées sans adultes, celles où on bombe le torse pour montrer son indépendance, celles où on affiche un petit air sûr de soi parce qu’on n’est plus un enfant, celles où intérieurement, on n’en mène pourtant pas large et où on crève de trouille de ne pas être à la hauteur, de ne pas être assez cool, pas assez tout.
 C’est l’âge des premières amours, des regards qui se croisent pour aussitôt s’éviter, l‘âge des joues qui rosissent malgré soi, des rires un peu niais et des papillons qui s’en donnent à cœur joie au creux du ventre. 

Ce garçon-là, elle l’a remarqué depuis le premier soir. Ses yeux azur, ses cheveux blonds comme les blés. Son bomber noir. Sa passion pour Madness. Son air nonchalant, évidemment. Son irrésistible allure de bad boy. Ses 15 centimètres et son année de plus qu’elle.
Qu’est-ce qu’elle ne ferait pas pour qu’il pose enfin ses yeux sur elle... Pour qu’il s’approche, qu’il lui sourit, pour qu’il se penche vers elle, pour qu’il...
— Zouzou ! Tu n’oublies pas, hein : extinction des feux à 23h30, pas une minute de plus !

Elle sursaute, écarquille les yeux, croit rêver – ou plutôt cauchemarder. Son père se tient à quelques mètres du groupe d’adolescents et la contemple d’un air malicieux. Elle déglutit avec difficulté, sent le rouge tomate qui lui monte aux joues à la vitesse de l’éclair, la honte qui la submerge. Zouzou ? Comment son père ose-t-il l’appeler par ce surnom ridicule devant tous les autres, et surtout, devant ce garçon qui la fait fondre et qui à présent la dévisage d’un sourire moqueur ?

Quelques heures après, elle rentre chez elle. Désespérée et furieuse. Atterrée et pleine de rancœur.

Trente plus tard, elle est à son tour devenue maman. Et quand son fils de 14 ans part en voyage scolaire, elle n’hésite pas une seconde à lui faire de grands coucous émus et exubérants devant le bus, alors qu’il est occupé à discuter avec ses amis. Il n’en faudrait pas beaucoup pour qu’elle aille jusqu’à aller le serrer dans ses bras et lui ébouriffer une dernière fois les cheveux avant son départ. 
Bien sûr, il enrage. Il voudrait disparaître sous terre et faire comme s’il ne connaissait pas sa mère.
Mais elle s’en fiche. Elle le regarde exactement comme son père la regardait à l’époque. Avec un mélange de nostalgie, de mélancolie, et de fierté. 
Car n’est-ce pas toujours le regard qu’a un parent lorsqu’il se rend compte que le temps a filé trop vite, bien trop vite, et que son gamin a grandi sans prévenir ? 
Quand il prend conscience qu’il lui faut savourer les dernières miettes d’enfance avant qu’il ne soit trop tard...

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Une belle histoire qui je crois se répète à l'infini

C'est tellement vrai ! Les enfants grandissent trop vite !

Bon, t'es embêtante de me filer la larmichette au petit dej ! (Ton texte est super juste, bravo !)

Mais oui...c'est nous...ado....et maman...

C'est tout à fait ça.. Comme dit si bien Renaud "le temps est assassin et emporte avec lui les rires des enfants"

MOI ET MES ENFANTS Karine (ZOUZOU) et Lolo... Extrêmement émouvant...

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